
La Route 66 n’est pas un voyage que l’on fait, c’est une mentalité que l’on adopte pour découvrir la véritable Amérique, au-delà des clichés.
- Son tracé officiel n’existe plus, forçant une « archéologie routière » active pour la suivre.
- Le budget est maîtrisable, mais les pourboires (« tips ») et les taxes non affichées peuvent surprendre un voyageur européen.
Recommandation : Oubliez la checklist parfaite. Préparez-vous à l’imprévu, aux contrastes et aux kilomètres de contemplation : c’est là que réside la véritable magie de la « Mother Road ».
L’image est tenace. Une Mustang décapotable filant sur un ruban d’asphalte infini, le désert de Mojave en toile de fond, et un sentiment de liberté absolue. La Route 66, plus qu’un simple itinéraire, est un pilier de la mythologie américaine, une promesse d’aventure qui fait rêver des générations de voyageurs. Pourtant, derrière la carte postale, une question subsiste pour le voyageur français qui songe à traverser l’Atlantique : cet investissement colossal en temps et en argent vaut-il encore le coup ? N’est-ce qu’un piège à touristes nostalgiques, une succession de ruines et de néons fatigués ?
La plupart des guides se contentent de lister les arrêts « incontournables » ou de vanter un rêve américain idéalisé. Ils oublient souvent de prévenir des longues portions monotones, de la réalité d’une route qui n’existe plus administrativement ou des subtilités culturelles qui peuvent transformer le rêve en parcours du combattant. L’erreur serait de l’aborder comme un simple road trip, à la manière d’une virée sur la Côte d’Azur ou dans les châteaux de la Loire. La réalité est plus complexe et infiniment plus riche.
Et si la clé n’était pas dans la route elle-même, mais dans la manière de l’aborder ? Cet article propose une perspective différente, à la fois mythique et réaliste. Il ne s’agit pas de juger si la Route 66 est « bien » ou « nulle », mais de vous donner les clés pour décider si elle est faite pour *vous*. Nous allons déconstruire le mythe pour mieux le savourer, en adoptant une mentalité d’explorateur, une véritable démarche d’archéologie routière. De la conduite aux motels, du budget à l’itinéraire, ce guide est conçu pour le voyageur hésitant, afin qu’il puisse faire un choix éclairé et, s’il se lance, vivre une expérience authentique et inoubliable.
Cet article va vous guider à travers les aspects les plus concrets et les plus philosophiques d’un tel périple. Vous découvrirez les spécificités qui attendent un conducteur européen, comment naviguer entre les motels de charme et les établissements à éviter, ou encore comment budgétiser un voyage qui défie les comparaisons.
Sommaire : Route 66, le guide de survie entre mythe et réalité
- Code de la route et pompe à essence : les différences avec l’Europe
- Sécurité et propreté : comment choisir un motel typique sans mauvaises surprises ?
- Breakfast et café à volonté : l’expérience culinaire de la route américaine
- Pourquoi la Route 66 n’existe plus officiellement (et comment la suivre quand même) ?
- Combien coûte réellement 15 jours sur la Route 66 (vols + loc + vie) ?
- Priorité à droite ou ronds-points : les pièges routiers de l’Italie ou de l’Espagne
- Roadtrippers ou Google My Maps : quel outil pour tracer son parcours étape par étape ?
- Route Napoléon ou Route 66 : comment construire un itinéraire mythique adapté à votre temps ?
Code de la route et pompe à essence : les différences avec l’Europe
Conduire aux États-Unis peut sembler simple de prime abord : on roule à droite, les voitures sont majoritairement automatiques et les routes sont larges. Cependant, plusieurs subtilités déconcertantes attendent le conducteur français. La première surprise vient des stations-service : ici, on paie avant de se servir, soit directement à la pompe avec une carte de crédit, soit en prépayant un montant au guichet. De plus, le prix est affiché au gallon (environ 3,78 litres) et non au litre, ce qui demande un petit calcul mental au début.
Sur la route, les règles de priorité diffèrent grandement. Le fameux « 4-way stop », un carrefour où quatre panneaux « Stop » se font face, obéit à une règle simple mais inhabituelle pour un Européen : le premier arrivé est le premier à passer. Oubliez la priorité à droite, c’est un ballet bienveillant où le civisme prime. Une autre règle majeure est la possibilité de tourner à droite au feu rouge, après avoir marqué un arrêt complet et vérifié qu’aucun véhicule n’arrive, sauf si un panneau « No Turn on Red » l’interdit explicitement.
Concernant le permis, une question taraude de nombreux voyageurs : le permis international est-il obligatoire ? La réponse est nuancée. Si la plupart des États le recommandent, de nombreux loueurs (comme Avis ou Hertz) se contentent du permis français rose. Un voyageur racontait récemment s’être présenté avec son permis international flambant neuf, que l’employé du loueur a à peine regardé avant de lui réclamer son permis national. Cependant, par précaution et pour éviter tout problème en cas de contrôle dans un État plus pointilleux, il reste vivement conseillé de le demander gratuitement en préfecture avant le départ.
Sécurité et propreté : comment choisir un motel typique sans mauvaises surprises ?
Le motel, avec son enseigne au néon qui clignote dans la nuit et sa voiture garée juste devant la porte, est une image d’Épinal de la Route 66. C’est aussi là que se joue le « paradoxe du motel » : il peut être le théâtre d’une rencontre inoubliable avec un propriétaire passionné ou une expérience désastreuse dans une chambre douteuse. Les grandes chaînes comme Super 8 ou Motel 6 offrent une qualité standardisée et prévisible, une option sûre mais sans grande âme. Le véritable esprit de la 66 se trouve dans les motels indépendants, tenus par la même famille depuis des décennies.

Choisir l’un de ces établissements historiques, c’est prendre un risque calculé. Certains sont des bijoux restaurés avec amour, tandis que d’autres ont sombré dans la décrépitude. La clé est de ne pas se fier uniquement aux photos en ligne et d’appliquer quelques règles de bon sens à l’arrivée. L’état du parking, la propreté des abords ou la présence de familles sont souvent de bons indicateurs. N’hésitez jamais, comme le veut la coutume américaine, à demander à voir la chambre avant de payer. C’est le meilleur moyen de s’assurer que le mythe ne se transformera pas en cauchemar.
Votre plan d’action : vérifier un motel en 5 minutes chrono
- Inspection extérieure : Vérifiez l’état du parking (est-il bien éclairé ?), la présence éventuelle de caméras de sécurité et la propreté générale des abords.
- Audit de la chambre : Avant de payer, demandez à voir la chambre. Fiez-vous à votre première impression : une odeur suspecte (moisissure, cigarette froide) est un signal d’alarme. Jetez un œil rapide à l’état de la literie et à la propreté de la salle de bain.
- Test des équipements : Assurez-vous que la serrure de la porte ferme correctement. Testez l’eau chaude, la climatisation ou le chauffage, et la connexion Wi-Fi si elle est annoncée.
- Ambiance et clientèle : Observez qui fréquente l’établissement. La présence de familles ou de voyageurs est généralement un bon signe. Un parking bien rempli en soirée indique une certaine popularité locale.
- Négociation de dernière minute : Si vous arrivez en fin de journée et qu’il reste beaucoup de chambres, n’hésitez pas à négocier le prix. C’est une pratique courante dans les motels indépendants aux USA, contrairement à la France.
Breakfast et café à volonté : l’expérience culinaire de la route américaine
Oubliez la gastronomie française. La Route 66 propose une autre forme d’expérience culinaire, plus simple, plus roborative, et profondément américaine : la « mentalité de diner ». Ces restaurants typiques, avec leurs banquettes en skaï et leurs serveuses qui vous appellent « Honey », sont le cœur battant de la route. Le petit-déjeuner y est un rituel, avec des assiettes gargantuesques de pancakes, d’œufs et de bacon, et surtout, le fameux café à volonté (« free refills »), une institution qui surprend toujours l’Européen. Cette générosité se retrouve dans les sodas des fast-foods, que l’on peut remplir à sa guise.
Côté budget, les repas sur la Route 66 peuvent sembler abordables, mais attention aux deux chocs culturels majeurs pour un Français : les taxes et le pourboire. Les prix affichés sur les menus sont toujours hors taxes, il faut donc rajouter environ 8 à 10% selon les États. Plus important encore, le service n’est jamais inclus. Il est impératif de laisser un pourboire (« tip ») de 18 à 20% du montant hors taxe, car il constitue l’essentiel du salaire du personnel. Ne pas le faire est considéré comme une profonde impolitesse. Pour maîtriser son budget, un bon plan est de privilégier les chaînes de motels comme Super 8 qui, selon une analyse, proposent souvent un petit-déjeuner continental gratuit, permettant d’économiser facilement 10 à 15€ par personne chaque matin.
| Type de repas | Prix Route 66 | Équivalent France | Particularité USA |
|---|---|---|---|
| Petit-déjeuner diner | 8-15€ | 12-20€ | Portions XXL, café à volonté |
| Déjeuner fast-food | 10-15€ | 10-15€ | Refills gratuits boissons |
| Dîner restaurant | 20-35€ | 25-40€ | + 18-20% pourboire obligatoire |
| Budget jour/personne | 30-60€ | 35-65€ | Taxes non incluses dans les prix affichés |
Pourquoi la Route 66 n’existe plus officiellement (et comment la suivre quand même) ?
Voici le secret le mieux gardé et pourtant public de la Route 66 : elle n’existe plus. Selon les archives, la Route 66 a été officiellement déclassée en 1985, supplantée par le réseau tentaculaire des « Interstates », ces autoroutes modernes et efficaces qui ont contourné et condamné les petites villes qui vivaient de son passage. Ce « déclassement actif » n’est pas la fin du voyage, c’est son véritable début. Il transforme le touriste passif en un explorateur engagé dans une fascinante « archéologie routière ».

Suivre la 66 aujourd’hui, c’est donc partir à la chasse aux trésors. Il faut quitter les Interstates pour retrouver des tronçons oubliés, des ponts rouillés et des villages fantômes. Un GPS classique est ici inutile ; il vous ramènera systématiquement sur l’autoroute la plus proche. Pour naviguer sur les différents alignements qui ont existé depuis 1926, un outil est unanimement reconnu comme « La Bible » par tous les passionnés : le guide de Jerry McClanahan, « EZ66 Route 66 Guide for Travelers ». Ce guide papier, en anglais uniquement, décrit virage par virage l’itinéraire à suivre, les portions disparues et les points d’intérêt authentiques. C’est le sésame indispensable pour ne pas passer à côté de l’âme de la route.
Le voyage devient alors une quête, où chaque panneau « Historic Route 66 » retrouvé est une petite victoire. On apprend à lire le paysage, à repérer les anciens tracés parallèles à l’autoroute. C’est cette recherche active qui crée le sel de l’aventure et les souvenirs les plus forts, bien plus que les attractions touristiques balisées.
Combien coûte réellement 15 jours sur la Route 66 (vols + loc + vie) ?
Abordons la question qui fâche : le budget. Un road trip sur la Route 66 représente un investissement conséquent, bien supérieur à un voyage en Europe. Il est crucial d’en avoir une vision réaliste pour ne pas être pris au dépourvu. Les postes de dépenses principaux sont les vols transatlantiques (souvent un « multi-destination » Paris-Chicago et Los Angeles-Paris), la location de voiture, l’hébergement et les repas. Les prix varient énormément selon le niveau de confort et la saison, mais il faut garder en tête que même en mode « backpacker », le budget reste élevé.
Le coût de l’essence, bien que moins cher qu’en France, n’est pas négligeable sur une telle distance. Il faut compter en moyenne entre 3 à 4 dollars par gallon (soit environ 0,70 à 0,95€ par litre). La location de voiture est un autre poste majeur, surtout qu’il faut souvent inclure des frais d’abandon (« one-way fee ») puisque vous laissez le véhicule dans une ville différente de celle du départ. Enfin, n’oubliez pas d’inclure les assurances voyage, les entrées dans les parcs nationaux et un budget « souvenirs et imprévus ».
Pour donner un ordre d’idée concret, le tableau ci-dessous détaille une estimation par personne pour un voyage de 15 jours, en se basant sur les analyses de plusieurs voyageurs expérimentés. Ces chiffres permettent de visualiser l’enveloppe globale à prévoir pour transformer le rêve en réalité.
| Poste de dépense | Budget Backpacker | Budget Confort | Budget Expérience |
|---|---|---|---|
| Vols A/R Paris-Chicago/LA | 600-800€ | 800-1200€ | 1500-3000€ |
| Location voiture + essence | 800€ | 1200€ | 2000€ |
| Hébergement (14 nuits) | 700€ | 1400€ | 2100€ |
| Repas (15 jours) | 450€ | 750€ | 1200€ |
| Activités & entrées parcs | 150€ | 300€ | 500€ |
| Assurances & divers | 200€ | 300€ | 400€ |
| TOTAL par personne | 2900-3100€ | 4750-5150€ | 7700-9700€ |
Priorité à droite ou ronds-points : les pièges routiers de l’Italie ou de l’Espagne
Si vous avez survécu à la conduite nerveuse de Naples ou aux ronds-points à six voies de Madrid, vous pourriez vous croire paré pour tout. Détrompez-vous. Les États-Unis n’ont pas les mêmes pièges, mais ils en ont, et ils sont d’ordre plus culturel et réglementaire. Oubliez la priorité à droite, elle n’existe quasiment pas. Les ronds-points sont si rares qu’ils sont parfois considérés comme une attraction locale. Les vrais défis pour un conducteur français sont ailleurs.
Le premier piège est le respect scrupuleux des limitations de vitesse. Même sur une route déserte qui s’étend à perte de vue, les contrôles sont fréquents et parfois effectués par hélicoptère. Les amendes sont dissuasives. Le second est le comportement à adopter en cas de contrôle par la police. Si un véhicule de police vous suit avec ses gyrophares, la procédure est stricte : rangez-vous immédiatement sur le bas-côté, coupez le moteur, et gardez vos deux mains bien visibles sur le volant. Ne sortez surtout pas du véhicule et attendez que l’officier vienne à votre fenêtre. Tout geste brusque pourrait être très mal interprété.
Enfin, la législation sur l’alcool au volant est un autre point de vigilance. Si le taux autorisé est plus élevé qu’en France (0,8 g/L contre 0,5 g/L), la loi est intransigeante sur un autre aspect : il est formellement interdit d’avoir une bouteille d’alcool ouverte dans l’habitacle du véhicule, même si elle est dans le sac d’un passager. Elle doit impérativement se trouver dans le coffre. Ces règles, bien que différentes des pièges européens, demandent une adaptation rapide pour éviter les ennuis.
Roadtrippers ou Google My Maps : quel outil pour tracer son parcours étape par étape ?
Vous êtes prêt à vous lancer dans votre « archéologie routière », mais avec quel outil ? Le choix de votre copilote numérique est déterminant. Lancer Google Maps avec « Chicago » en départ et « Los Angeles » en arrivée est la meilleure façon de rater 90% de la Route 66. L’application vous guidera par le chemin le plus rapide : les Interstates. Pour vivre l’aventure, il faut des outils spécialisés qui connaissent les anciens tracés.
Le débat se concentre souvent sur trois options principales : les applications modernes, les GPS traditionnels et le guide papier. Chacun a ses avantages et inconvénients. Google Maps reste utile pour trouver un restaurant ou une station-service à proximité, ou pour télécharger des cartes hors ligne, vital dans les zones sans réseau. Des applications comme Roadtrippers sont excellentes pour découvrir des points d’intérêt insolites mais peuvent consommer beaucoup de données. Face à eux, le guide papier reste une valeur sûre, toujours disponible et incroyablement détaillé.
Comme le souligne le blog spécialisé Lost In The USA, une référence pour les voyageurs français, le choix d’un bon guide est primordial :
Le guide papier ‘EZ66 Guide for Travelers’ de Jerry McClanahan est la meilleure décision pour ne rien manquer et vivre l’aventure authentique.
– Lost In The USA, Guide des roadtrips américains
La solution idéale est souvent une combinaison des trois : le guide EZ66 comme maître d’œuvre de l’itinéraire, Roadtrippers pour l’inspiration et Google Maps pour la logistique du quotidien.
| Critère | Google Maps | Roadtrippers | EZ66 Guide (papier) |
|---|---|---|---|
| Prix | Gratuit | Version gratuite limitée | 25-30€ |
| Mode hors-ligne | Oui (cartes téléchargeables) | Limité | Toujours disponible |
| Tracé historique Route 66 | Non | Partiel | Complet et détaillé |
| Points d’intérêt touristiques | Basique | Excellent | Très complet |
| Consommation data | Moyenne | Élevée | Aucune |
| Recommandation | Pour efficacité A→B | Pour découverte | Indispensable Route 66 |
À retenir
- Mythe vs Réalité : Le mythe n’est pas la route elle-même, mais l’aventure de la retrouver. Le voyage est une quête, pas une simple traversée.
- Préparation Logistique : Le budget, la conduite et les outils de navigation nécessitent une préparation spécifique, très différente d’un road trip européen.
- L’Esprit du Voyageur : Le succès du voyage dépend de votre capacité à accepter les imperfections, les longs trajets, et à savourer les moments simples (la « mentalité de diner »).
Route Napoléon ou Route 66 : comment construire un itinéraire mythique adapté à votre temps ?
Comparer la Route 66 à une autre route mythique, comme la Route Napoléon en France, permet de saisir la démesure du projet américain. La Route Napoléon, c’est 325 kilomètres, réalisables en un long week-end. La Route 66, quant à elle, s’étend sur près de 3 940 km et traverse 8 États, chacun avec son propre fuseau horaire, son climat et ses paysages. C’est un projet qui se compte en semaines, pas en jours. Il est physiquement et mentalement impossible de « faire » la Route 66 en moins de 15 jours, et trois semaines sont idéales pour vraiment en profiter sans courir.
Construire son itinéraire, c’est donc avant tout faire des choix. Voulez-vous privilégier les villes emblématiques comme Chicago et Los Angeles, les paysages grandioses de l’Arizona, ou les villages fantômes du Texas et de l’Oklahoma ? Il n’y a pas de bonne réponse. L’itinéraire parfait est celui qui correspond à vos envies et à votre rythme. Le véritable mythe n’est pas de cocher toutes les cases, mais de s’autoriser à ralentir, à discuter avec un local dans un diner perdu, à passer une heure à photographier une station-service abandonnée. Ce sont ces moments, ces « kilomètres de contemplation » entre les points d’intérêt, qui forgent l’expérience.
Finalement, la Route 66 n’est pas surfait, mais elle est exigeante. Elle demande de la préparation, un budget conséquent, et surtout, la bonne mentalité. Elle n’offre pas la beauté policée des Alpes ou la densité historique de la Provence. Elle offre autre chose : un face-à-face avec l’immensité américaine, avec ses rêves et ses cicatrices. C’est une plongée dans l’âme d’un pays, un voyage autant intérieur que géographique.
Si, après cette lecture, l’idée de cette « archéologie routière », de ces motels au charme désuet et de ces conversations au comptoir d’un diner vous excite plus qu’elle ne vous effraie, alors vous êtes probablement prêt. L’étape suivante consiste à commencer à esquisser votre propre voyage, en utilisant ces conseils non pas comme un plan strict, mais comme une boussole pour trouver votre propre Amérique.